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Deux nouveaux accords de partenariat entre le Togo et DANGOTE Industries Limited

Le Togo a conclu ce jeudi, le 07 Novembre 2019 ; deux nouveaux accords avec DANGOTE GROUP, pour un montant global de 2 milliards 60 millions de dollars US.

 - Le premier porte sur la transformation du phosphate togolais en engrais phosphatés à destination de toute l'Afrique occidentale. Un projet dont le coût est estimé à 2 milliards de dollars US.

 - Le second accord ouvre la voie à l'implantation d'une nouvelle cimenterie en terre togolaise, avec comme matière première le CLINCKER Togolais et du Nigeria. Un investissement évalué 60 millions de dollars US.

 

(Source: Présidence du Togo)

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Atelier de validation des résultats de l’enquête de perception des impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation minière au togo                              

Le Togo jouit d’importantes potentialités de par ses ressources naturelles en général et minières en particulier, notamment le phosphate, le calcaire, le marbre, le fer, l’Or et le diamant. Grâce à l’exploitation des ressources minières, le pays a enregistré depuis 2011, une valeur ajoutée évolutive essentiellement dans le secteur extractif due aux nouvelles réformes entreprisent par les autorités publiques.

 La contribution du secteur à l’économie nationale provient surtout de l’exploitation du calcaire et du phosphate (99,7 % du total des revenus du secteur). Selon les résultats des comptes nationaux de 2015 publiés par l’INSEED, la part de la valeur ajoutée des industries extractives dans le produit intérieur brut (PIB) est de 2,7% dont 2% pour les phosphates qui constituent la principale production minière au Togo.

 Les récente études menées par l’INSEED (juin 2019) sur financement du projet de développement et de gouvernance minière (PDGM), ont révélé que la production totale des exploitations minières artisanales et à petite échelle (EMAPE) est estimée à 18,0 milliards de FCFA avec une production des unités d’exploitations artisanales de mines d’Or de 9,3 milliards de FCFA. Il est noté également une forte production au niveau du Gravier (3,2 milliards de FCFA), des autres pierres pour la construction (y compris le Migmatite) 2,2 milliards de FCFA. La production de tout type de sable quant à elle se chiffre à 3,1 milliards de FCFA.

 Malgré l’embellie constaté depuis ces dernières années dans le domaine, le secteur miner reste confronté à des défis majeurs pour s’inscrire dans le développement durable, en termes de cadre juridique et institutionnel et des capacités adéquates des parties prenantes à mieux gérer et superviser le secteur, pour que la production minière demeure un moteur pour la croissance économique et à la création de l’emploi au Togo.

 Les défis du secteur minier se traduisent en termes d’impacts sociaux et environnementaux, de collecte, de gestion et de distribution des recettes, ainsi que d’investissement de ces revenus pour le bénéfice des communautés vivant autour des mines et du pays tout entier.

 C’est ainsi que dans le cadre du PDGM, il a été réalisée une « Enquête de perception sur les impacts environnementaux du secteur minier au Togo », pour évaluer la connaissance et l’appréhension des impacts environnementaux autour des sites miniers, la perception des populations sur l’exposition aux risques et dangers liés aux impacts environnementaux, le degré d’exposition des populations aux risques et dangers liés aux impacts environnementaux.

 L’évaluation de ces impacts s’avère d’une impérieuse nécessité, afin d’optimiser les bénéfices environnementaux et sociaux qui pourront résulter de la réalisation des investissements dans le secteur minier, notamment la protection de l’environnement ainsi que les effets durables du développement liés à l’exploitation des ressources naturelles et à l’équilibre des écosystèmes.

 Autant de contraintes qui constituent véritablement le cadre de réflexion pour l'identification et la priorisation des lacunes et des actions à entreprendre afin de (i) surmonter les défis auxquels le secteur minier fait face au Togo et (ii) d’inscrire ce secteur dans le cadre d’un développement économique et social durable.

 Il faut rappeler que le PDGM, dont l’objectif est de rationaliser les structures institutionnelles des organisations clés du secteur des industries extractives, afin de renforcer leur efficience et la redevabilité de manière à garantir une gestion efficace du secteur, a été mis en place depuis 2016 avec l’accompagnement de l’association internationale pour le développement (IDA) du Groupe de la Banque mondiale.

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Atelier de validation du rapport sur la contribution des mines artisanales et à petite échelle au Togo au PIB

 

Le secteur minier est une composante essentielle du développement économique du Togo. A ce titre, il constitue un domaine prioritaire d’appui politique du gouvernement.

 En effet, la production minière s’est révélée être un moteur essentiel de l’activité économique et du développement de plusieurs pays. Elle représente un élément significatif et déterminant des échanges commerciaux à l’échelle internationale ainsi qu’une part non négligeable des exportations formelles à l’instar des phosphates et une source principale de devises étrangères.

 Les exportations officielles déclarées sont cependant en compétition avec les transactions informelles et illicites qui donnent une image peu reluisante du commerce des ressources minières dans les pays africains.

 Si pour le secteur formel, il existe un meilleur mécanisme de suivi des activités du secteur minier, il n’en est pas de même pour la production informelle dominée par des producteurs artisanaux des mines.

 En vue de renforcer la contribution de ce secteur à la croissance économique et à la création de l’emploi, le gouvernement togolais a obtenu un crédit de l’association internationale pour le développement (IDA) du Groupe de la Banque Mondiale pour financer les couts du projet de développement de la gouvernance minière (PDGM), l’objectif du projet consiste à rationnaliser les structures institutionnelles des organisations clés du secteur des industries extractives afin de renforcer leur efficience et la redevabilité de manière à garantir une gestion efficace du secteur.

 C’est ainsi que dans le cadre du PDGM, il a été réalisé une étude permettant une évaluation détaillée du secteur togolais des exploitations minière artisanale et à petite échelle (EMAPE).

 Les résultats de cette étude, organisée au Togo en mars 2019 par l’INSEED en collaboration avec le Ministère des Mines et des Energies à travers le PDGM ont permis d’identifier au total 1621 unités économiques d’exploitations des mines de petites tailles réparties sur toute l’étendue du territoire. Les minerais exploités concernent principalement : le sable, le gravier, l’or, l’argile, le marbre, la latérite et d’autres pierres pour la construction. Une unité spécialisée dans la prospection du fer a été identifiée dans la région maritime. La plupart des unités recensées (94,2%) exercent leurs activités sans autorisation c’est-à-dire qu’elles ne disposent d’aucun droit minier leur permettant de rechercher ou d’exploiter les minerais.

 La situation de la main d’œuvre révèle que l’activité d’exploitation des mines de petites tailles occupe 10383 personnes au moment de l’enquête. Il montre également que le « ratio-emploi » homme/femme depuis 2016 est en train de se décliner, passant de 0,99 en 2016 à 0,95 en 2017 puis à 0,67 en 2018. On note une présence des enfants dans l’activité extractive des mines de petites tailles.

 La production totale des mines de petites tailles en 2019 est estimée à 18,0 milliards de FCFA avec une production des unités d’exploitations artisanales de mines d’Or de 9,3 milliards de FCFA. On note également une forte production au niveau du Gravier (3,2 milliards de FCFA), des autres pierres pour la construction (y compris le Migmatite) 2,2 milliards de FCFA. La production de tout type de sable quant à elle se chiffre à 3,1 milliards de FCFA.

 Les dépenses courantes des exploitations minières de petites tailles pour l’année 2018 sont estimées à 2,7 milliards de FCFA. Les dépenses en carburant demeurent les plus élevées avec 1,7 milliards de FCFA, soit 63,4% de toutes les dépenses courantes quel que soit le type d’unités d’exploitations (avec ou sans autorisation).

 Les charges courantes liées aux employés sont estimées à 2,6 milliards de FCFA avec une large prédominance des rémunérations à verser aux employés (2,56 milliards de FCFA soit 96,9%).

 La valeur totale des acquisitions en matériels non roulant en 2018 est de 1,56 milliards de FCFA contre 1,62 milliards de FCFA en 2016. Les investissements en matériel roulant sont passés de 146,4millions de FCFA en 2016 à 164,0 millions de FCFA en 2018 pour les unités exerçant avec une autorisation alors que pour les unités économiques n’ayant pas d’autorisation, ces investissements s’élèvent à 22,0 millions en 2018 contre 30,0 millions en 2016.

 Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de producteurs artisanaux de mines au niveau des différents sites d’exploitation recensés sur toute l’étendue du territoire national.

 Toutefois, selon les résultats des comptes nationaux de 2015 publiés par l’INSEED, la part de la valeur ajoutée des industries extractives dans le produit intérieur brut (PIB) est de 2,7% dont 2% pour les phosphates qui constituent la principale production minière au Togo (avec une contribution à la croissance de 0,6%) et 0,7% pour les autres activités extractives en termes nominaux.

A propos

Le Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM) proposé est conforme à la stratégie de développement du Togo et la Vision minière africaine. Les deux stratégies considèrent le potentiel de ressources naturelles (notamment les mines et le ciment) comme des « sources de croissance » et encouragent le pays à s'engager sans délais dans l'optimisation des bénéfices sociaux et économiques découlant des atouts miniers dont il dispose. 

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